Une série de vidéos sur l’environnement ?

Bon, je suis déjà pas mal occupé en ce moment avec la rédaction de ma thèse, le lancement de mon entreprise et la production de contenu pour L’Économiste Sceptique – je sais que le rythme de publication a un peu diminué, mais les choses avancent en coulisses, notamment sur les vidéos.

Cela étant, j’essaie toujours d’anticiper car je n’aime pas les mauvaises surprises. Et comme c’est déjà arrivé à de nombreuses reprises, il me paraît important de vous consulter pour les décisions qui concernent L’Économiste Sceptique.

Dans le cas présent, après avoir regardé quelques unes des (excellentes) vidéos du Réveilleur sur les énergies et suite à quelques échanges très brefs avec lui sur Twitter, une idée m’est venue : et si je me m’intéressais à la question du climat, mais avec le regard d’un économiste ?

C’est une frustration que j’éprouve depuis un long moment, sans doute depuis que j’ai lu L’Écologiste Sceptique de Bjorn Lomborg en 2009 : je trouve le discours médiatique à propos des questions climatiques ultra-caricatural, et pas du tout basé sur les faits.

Il y a pas mal de personnes qui battent déjà le fer, comme Le Réveilleur par exemple, ou Tristan Kamin sur le nucléaire. Mais il me manque une perspective d’économiste à ce sujet. Je pense notamment que l’on passe complètement sous silence l’adaptation sociale et économique à une situation de réchauffement climatique, en se contentant de dire qu’on va tous crever, que rien n’avance jamais, et que l’adaptation coûtera super cher quand on sera obligé de la faire… à cause de notre inaction actuelle.

Mais est-ce si facile de réorienter le système économique vers un système bas carbone ? Est-ce qu’on n’avance pas déjà en réalité ?

Je ne dis pas que tous les arguments que je citais un peu plus haut sont faux, mais j’ai l’intuition que les choses sont vraiment plus compliquées, et qu’il y a des effets d’adaption (notamment du système économique) que l’on « oublie » totalement mais qui peuvent avoir des effets considérables sur la trajectoire de l’économie, de nos sociétés et du climat dans son ensemble, le tout dans un monde où le réchauffement climatique est (jusqu’à preuve du contraire) acquis.

Du coup : seriez-vous intéressés par une série, potentiellement longue, de vidéos à ce sujet ?

Je précise que ce sondage ne suffira pas à me faire prendre une décision. Il s’agit plutôt d’un élément de réflexion. Une question qui se posera rapidement sera la pérennité économique de cette série de vidéos : j’ai envie de la faire, mais j’ai aussi besoin de pouvoir payer mes factures… C’est donc un élément qui pèsera largement son poids dans la réalisation (ou non) de cette série de vidéos.

Par ailleurs, n’hésitez pas à me dire en commentaires le type de contenu que vous aimeriez que je traite dans cette hypothétique série de vidéos sur le réchauffement climatique. Quelles questions vous intéressent, combien de vidéos aimeriez-vous que je produise. Quelle durée pour les vidéos. Etc.

Merci et à bientôt !

Êtes-vous intéressée par une série de vidéos sur l'économie de l'environnement ?
Clôture du sondage le 10 décembre 2019 @ 23:59

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Le bio… augmente les émissions de CO2

Une étude récente met en évidence qu’une conversion totale de l’agriculture britannique au bio aurait un effet… négatif sur les émissions de CO2 (source).

La raison est simple : de manière générale, le bio a des rendements plus faibles que ceux du conventionnel. Cela implique que pour produire la même quantité, il faut… utiliser plus d’espace : avoir des champs plus grands, plus de champs, etc. Et c’est cet effet spatial qui explique l’augmentation totale des émissions de CO2.

Cela étant, le bio a des émissions par mètre carré cultivé plus faibles que le conventionnel. S’il parvient à améliorer ses rendements, l’effet rapporté dans l’étude en question pourrait disparaître, voire s’inverser.

À noter aussi : il ne s’agit que d’une étude. Une étude seule ne permet jamais de conclure. Il en faut plusieurs, et si possible avoir des méta-analyses. Donc prenez ce résultat avec toute la prudence nécessaire.

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Quand les bonnes intentions écologistes se retournent : le cas des abeilles

D’après ce que j’en ai compris, la question du déclin des populations d’abeille est en fait plus complexe que ce qu’on peut en lire dans les médias : les populations d’abeilles en déclin seraient surtout les populations d’abeilles… domestiques, c’est-à-dire élevées par (et pour) les humains (source).

On serait loin de la menace contre l’écosystème « naturel », puisqu’en l’état les humains tueraient des abeilles qu’ils ont eux-mêmes élevées.

Cela étant, ça n’empêche pas les gens de vouloir lutter contre la réduction des populations d’abeilles, par exemple en installant des ruches en ville.

Les abeilles sont en danger, pensait-on, et installer des ruches aiderait à lutter contre ce danger, pensait-on aussi. Mais les abeilles dans les ruches ne sont pas des abeilles sauvages. Et qu’arrive-t-il à ces dernières quand on multiplie les ruches ?

Sans surprise : pas de très bonnes choses, malheureusement…

Une étude scientifique réalisée sur les ruches parisiennes montre que les abeilles domestiques récoltent toute la nourriture, ne laissant plus rien à leurs congénères sauvages.

Était-ce vraiment ça, l’objectif en installant ces ruches ?

Et quelle est la proportion de cette décision qui a été causée par une vision idyllique, romantique mais pas spécialement cohérente avec la réalité scientifique de ce que sont les abeilles ? Combien de personnes ont conscience que les abeilles qui butinent pour faire notre délicieux miel ne sont pas des abeilles sauvages mais des abeilles domestiques, sélectionnées par les humains pour leur capacité à… produire du miel ?

C’est ça qui me tue avec la protection de l’environnement : c’est un sujet fondamental, qui devrait être traité avec le sérieux et la rigueur appropriée. À la place, on se base sur des visions romantiques à base d’images d’Épinal1Qui sont très jolies au demeurant. Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas à visiter la Cité de l’Image d’Épinal, c’est un musée super intéressant !. Et on finit par empirer la situation… Alors que la littérature scientifique n’a jamais été aussi abondante qu’en cet instant.

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L’écotaxe sur les billets d’avion est-elle un « non-sens environnemental » ?

Si l’information vous aviez échappé, le gouvernement français a décidé de mettre en place une éco-taxe sur les trajets en avion au départ du pays. Les montants de la taxe seront modestes :

L’écotaxe sera de 1,50 euro en classe éco pour les vols intérieurs et intra-européens, de 9 euros pour ces vols en classe affaires, de 3 euros pour les vols en classe éco hors Union européenne (UE) et de 18 euros pour ces vols en classe affaires

Sans surprise, les compagnies aériennes y sont opposées, comme Air France. À écouter Thomas Juin, le président de l’Union des aéroports français, la taxe est « un non-sens […] environnemental ». La théorie économique lui donne tort.

En l’état, la taxe a vocation à rendre plus coûteux un service (le transport aérien) qui produit beaucoup de CO2 – ce qui participe au réchauffement climatique. Le problème du CO2 est qu’il est gratuit à produire. Et pour cette raison, on en produit beaucoup trop. C’est ce qu’on appelle une externalité (négative).

Le principe d’une taxe carbone, qui est une incarnation d’un concept plus large appelé « taxe pigouvienne », est de (re)mettre un prix sur ces émissions de CO2, pour en faire diminuer la production. Vous en avez peut-être entendu parler sous le nom du principe « pollueur-payeur ».

Ces écotaxes ont déjà été mises en place dans de nombreux, avec des résultats souvent probants.

Vous pouvez télécharger le rapport complet dont cette page est issue.

Son montant n’est sans doute pas suffisamment élevé pour avoir un impact massif, et son design est discuté. Mais il me semble que dire que cette taxe est un « non-sens environnemental » est clairement exagéré.

En même temps, M. Juin est le président de l’association des aéroports français. On se doute qu’il a tout intérêt à exagérer les choses pour dissuader le gouvernement d’instaurer la taxe, ou pour la rendre impopulaire auprès des citoyens.

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